Symphony X - The Divine Wings of TragedyGroupe : SYMPHONY X
Album : The Divine Wings of Tragedy
Année : 1997
Site web du groupe
Review par : Newt | Le 06/03/2006
On commence par une petite séance de rattrapage pour celles et ceux qui ne seraient pas familiers avec Symphony X (1° erreur!). Ces musiciens originaires des USA nous servent un Metal Progressif , Epique, Symphonique, presque Magique en fait :). Et même si quelques passages vous rappellerons certainement Dream Theater, les deux groupes diffèrent car Symphony X a plus de racine Malmsteenénne ... ces types remettent l'opéra baroque au goût du jour.
On attaque avec la première piste plutôt agressive de cet album en contenant 9. Et tout de suite, on reconnaît la sonorité de guitare de Michael Romeo, forte personnalité du groupe, avec ses riffs ravageurs et ses soli destructeurs. Pour l'anecdote, je ne l'imaginais pas trop avec ce physique, on dirait un p'tit bouboule :), enfin, faut voir avec quelle dextérité ses petits doigts boudinés pincent les cordes ! Et ce qui marque déjà dans OF SINS AND SHADOWS, et durant tout l'album d'ailleurs , ce sont leur coeurs qui reviennent, tels des chants de cathédrales, nous bercer de temps à autre. Vient ensuite SEA OF LIES, dans la même veine que le 1° titre, Russell Allen, le chanteur, force un peu niveau timbre, ça passe bien. Et même si ces premiers titres, ainsi que OUT OF THE ASHES ne sont pas, pour moi, les meilleurs compositions de cet albums, ils restent néanmoins très solides. C'est toujours un plaisir d'écouter les dialogues guitare/clavier, car là aussi on tient une grosse pointure !
Vient ensuite une des meilleurs musiques de l'album, THE ACCOLADE. Et en lisant plusieurs autres reviews, je me suis rendu compte que beaucoup de gens ne sont pas d'accord sur la qualité de cette compo. En ce qui me concerne, je l'adore, elle me rappelle leur titre COMMUNION AND THE ORACLE. Ce titre est très progressif, avec des changements de rythmes incessants, c'est un vrai régal, quelques notes de piano par-ci, gros riffs de guitare par-là et ensuite on arrive sur un passage où tout s'accélère pour finir sur quelques notes de flûte ... génial ! Un chant très calme, des cloques d'église et la musique se relance, très médiévale, on se croirait sur la place du village, communiant avec les autres convives. Car oui, le titre est plutôt long, durant presque 10 minutes, mais tout est relatif, car c'est loin d'être morceau le plus long de l'album, attendez la suite !
Besoin de soleil, alors partons en Egypte avec ce 5° titre qu'est PHARAOH. Ambiance très planante avec des sonorités arabisantes. Le chanteur pousse encore sa voix au maximum, laissant sortir un peu de rage. Et encore la part-belle à la guitare agressive de Romeo, j'adore :) Pour ceux qui connaissent d'autres albums de ce groupe, cette musique peut rappeler EGYPTE, titre que je préfère en fait.
Le début de THE EYES OF THE MEDUSA pour moi porte vraiment la griffe Symphony X, avec encore une fois cette sonorité vraiment spéciale de la guitare, en accord parfait avec la batterie qui nous fait encore des rythmes affolants. Une nouvelle fois le chanteur affiche une variété remarquable passant de cris maîtrisés à un chant clair sans aucune difficulté. Un petit interlude intervient aux 2/3 de la musique, là encore, on se croirait dans une église avant que la batterie ne vienne remettre un peu de désordre dans tout ce calme ;). Le clavecin se lançant en intro de THE WITCHING HOUR, là encore les chants entourant Russell Allen sont largement présents et donnent de la profondeur à ce titre. Les temps et contretemps à la batterie sont assez énormes, sans parler une fois de plus des soli de gratte et de clavier.
Les coeurs reviennent pour lancer le titre éponyme de plus de 20 minutes, j'ai nommé THE DIVINE WINGS OF TRAGEDY. S'ensuit un rythme que je qualifierais de « guerrier » avec une batterie martyrisant carrément sa caisse claire durant au moins une minute. Puis la musique se lance avec un rythme mid-tempo qui accélère et déjà un solo gicle de la guitare, puis c'est le clavier qui s'emballe. Ca fait déjà 4 minutes et tout s'est subitement calmé, on a droit à un petit riff de guitare acoustique repris peu de temps après par le clavier, du grand art. Au passage, cette sonorité me rappelle étrangement une musique de la BOF de American Beauty. Ce qui est assez incroyable avec ce titre, c'est qu'on ne ressent pas une fois cette sensation de répétition, de son qui tourne en rond, tout est tellement bien géré, on passe d'un rythme rapide, haletant, où on sent presque de la tension, puis de l'excitation, et enfin ça retombe, on peut reprendre notre respiration. La partie centrale est plus agressive, la batterie et la guitare sont à l'honneur, puis tout rentre dans l'ordre pour les dernières minutes qui se termine quasiment en ballade. Bref, un titre qui a lui seul vaut l'achat de cet album qui se referme ensuite sur CANDLELIGHT FANTASIA, encore un titre excellent. Calme et envoûteur, le clavier de Pinnella y est pour beaucoup, nous gratifiant de passages divins, en total harmonie avec la guitare (plutôt acoustique ici). Le chant clair et pur de Allen nous transporte littéralement. Je trouve ce morceau vrai complet, un vrai hymne qui résume à lui tout seul Symphony X je trouve.
Symphony X est vraiment un groupe de talent, composé d'individualités hors pair. Ils sont passés maître dans l'art des arrangements, les compositions sont vraiment pleines et tirent un maximum du potentiel du groupe. La seule chose que je regrette, c'est qu'ils n'aient jamais enregistré avec un véritable orchestre symphonique, ce qui serait selon moi la quête ultime.
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